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3 juillet 2020 : journal Le Perche

Avec la Maison désinvolte de Perche-en-Nocé, les talents perchés se lâchent dans le Perche !
Brocante et galerie, la Maison désinvolte à Bazoches-sur-Hoëne rejoint pour l’été la démarche du Champ des impossibles à Perche-en-Nocé et propose expo, brunch, guinguette…
Lire l’article
https://actu.fr/normandie/perche-en-noce_61309/avec-la-maison-desinvolte-de-perche-en-noce-les-talents-perches-se-lachent-dans-le-perche_34742128.html

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juillet 2020 : Pays du Perche n°33

Christophe Aubert : Pays du Perche 33 vient de paraître. Une grande partie consacrée aux jardins du Perche, mais pas que…, des artistes, du patrimoine, des portraits, …, et un beau reportage sur Pierre Fontaine, Maison désinvolte, installé à Colonard-Corubert pour l’été.

 

 

 

 

 

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4 août 2020 : Télématin  – France 2

Reportage de Mélanie Griffon le 27 juillet 2020 à la Maison désinvolte.

https://www.france.tv/france-2/telematin/1862627-emission-du-mardi-4-aout-2020.html?fbclid=IwAR1OT8f95h91-kXk5z1DF_xs3ALd9_HDIiR-5xtT2yI8agu-4qGe698zaRc

Time code : 02 : 22 : 19

 

 

 

 

 

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Billet d’humeur de Didier Husson

« Voila , imaginez vous, c’est un dimanche….
Un ami  , Julien Cendres, vous a averti  qu’il était un lieu à ne pas oublier cet été…
Vous avez roulé tranquille , comme d’habitude,  , surtout aucune  intention de vous livrer à la vitesse, plutôt goûter à la courbe des routes du Perche, à ses sinuosités, ses frondaisons,  ses collines, ses points de vue , ses manoirs, ses troupeaux…
L’orage a calmé la canicule, le ciel est comme l’on dit,  changeant , mais avec suffisamment de rasades de soleil pour se trouver confiant dans la journée…
Il s’agit de joindre Colonard Corubert, un village de 249 âmes et beaucoup moins de foyers . Un nom qui sonne balzacien , flaubertien ,  qui trompette  de manière un peu militaire sa ruralité d’antan,  un  terroir à ravir, un passé dépassé…. Ici est née , a vécu  
dans ce village Marie Céleste Prudent Renard, une peintre dont vous n’aviez jamais entendu parler…

Il faut ensuite emprunter une route sinueuse, dodelinante qui mène vers un vallon… au lieu dit Le Plessis.

On entre par ce qui devait être  il y a peu encore l’étable,   elle est bordée d’un comptoir de bistrot  déserté sur l’heure, la présence des animaux  est réduite à quelques pigeons mais les odeurs, la terre, les empreintes,   les vieux foins, les odeurs anciennes,  tout rappelle un passé proche… une bergère pour s’asseoir entre deux pommiers, des tables , des bouquets, des chaises d’école, des tableaux qui s’impriment, s’ancrent dans les murs chargés d’histoires, de temps vécus,  des vélos , un jeune lévrier noir qui vient vous flairer, trois enfants qui jouent…

On vous accueille, les nuages passent, vous découvrez l’ardoise, vous entendez la musique d’ Ennio  Morricone qui s’échappe de la maison principale… Il y a des myriades de papillons sur les buddleias, des têtards dans un petit ruisselet qui court un peu plus bas…. En attendant le pain perdu , vous explorez à gauche, les salles ombrées, les oeuvres , peintures, sculptures , mobiles, objets, installations, gravures , photos, vous longez la bauge des trois petits cochons que vous découvrirez dans leurs prés , venant de concert vous saluer… Un instant vous êtes à Asmara,  un autre dans un Palais d’orient fantasmatiquement kitsh, chez un antiquaire, dans une vieille maison de famille où se sont déroulés des  drames bourgeois, une treille,  ce qui devait   être une porcherie, une autre étable, une belle tête de boeuf couchée  comme une étonnante divinité… Vous flânez, vous sirotez , vous revenez, vous empruntez le sentier  tracé entre les orties et les liserons , les uns , les autres à foison, qui montent aux vieux chêne dont on vous a dit qu’il a trois cent cinquante ans … Vous ne vérifiez pas, il vous salue bien bas et vous envoie les bonnes ondes de sa frondaison et de son ombre,  avec des  branches musclées qui vous inciterait à jouer au Baron perché……En redescendant vous explorez le potager, ses courges et ses potirons,  ses poiriers en espaliers, ses alignements et se perspectives , ses arrosoirs  et ses carrés et vous refaites le tour, vous revoyez d’un autre oeil , ces paysages là , ces portraits ici,   du temps a passé, un « temps retrouvé », un entre deux dans toute la puissance de l’éphémère… Vous savez que le lieu a vécu,  qu’il offre un espace pour contempler, s’inventer des histoires et des légendes, c’est là et maintenant , puis plus jamais après ou en tout cas tout à fait autrement … Vous vous dites pour finir que cette période bizarre, instable, fuyante, mal aimable, qui vous a privé de bien de vos attentes, vous a offert en trois semaines , une promenade dansée à Champvillon,  un concert jazz à la Grand Mare,  et ici  à la Maison Désinvolte , en coeur d’été, un beau moment rêvé. »
Didier Husson